Certains grandissent avec
l’idée que, quand on est jeune, il faut en « profiter », pour voyager,
vivre, respirer, grandir, s’amuser. Les meilleures années de ta vie,
ils te disent. J’ai grandi avec l’idée que, quand on est jeune, il faut
en « profiter » pour travailler au maximum. « Tant que tu as la
santé », me répète ma famille, tant que tu as la santé, tu travailles,
tu travailles comme tu peux. J’imagine que c’est l’empreinte des
migrations qu’ils portent sur les épaules : l’insertion par le travail,
la fierté de « ne pas être des assistés », l’orgueil de l’indépendance
malgré les obstacles – j’imagine.
vendredi 26 avril 2013
mercredi 27 février 2013
Que dire, qu'écrire ?
Je suis un chômeur/travailleur précaire de 56 ans et je suis dans cette situation depuis une bonne dizaine d'années. Avec la distance que me donne mon âge qui est maintenant plus proche de la retraite que du début de ma vie professionnelle je peux affirmer que je n'ai rarement aimé le monde du travail. Je n'ai pas aimé les contraintes, les consignes contradictoires, la pression du "paraître" (= faire semblant). Celui qui se montre comme il est, qui dit ce qu'il pense, qui ne fait pas comme tout le monde est vite mis à l'écart.
mercredi 24 octobre 2012
Il est 2h25
Il
est 2h25 - Et je sais ce qui va se passer, dans cinq minutes.
Il
est 2h30 - Et le réveil sonne, Et mes tripes me disent « merde ». Je
l’éteins pour pas la réveiller, car je sais ce qui va se passer,
dans 5 minutes.
Il
est 2h42 - Je ne suis pas tout à fait medium… Mais je sens une
main me farfouiller et une voix qui me glisse, à
l’oreille « réveille toi Hank…l’Amérique n’attend
pas. »Elle sait que ça me fait sourire. Elle peut me voir
sourire dans la nuit. C’est sa manière a elle de souligner le
truc, la douleur, le ridicule du truc…. J’étais son Buckowski qui
allait au turbin… Comme dans ses nouvelles… Merde vous avez vu la
gueule de ce type… Il écrit comme il transpire, et je suis pas
saoul…
lundi 1 octobre 2012
Les limites à la joie d’apprendre
Quand j’ai commencé mes
études, j’étais jeune et un peu inconsciente. Du genre : je viens
d’avoir le bac, je peux tout réussir dans la vie. J’étais ivre d’une
image stéréotypée de l’étudiante, toujours heureuse, guillerette,
arpentant les couloirs d’une bibliothèque fantastique recélant des
trésors incroyables : après tout, ne me présentait-on pas cette période
comme “la meilleure de votre vie” ? Et encore parfois, ces profs qui
nous regardent, du haut de leurs rides, ne nous disent-ils pas encore :
“C’est encore pire après” — sympathique moyen d’attirer du public dans
leurs gêoles, vous me direz. Au début, je ne comprenais pas l’ironie
doucereuse. Et soudain, les problèmes familiaux ont troublé le petit
paradis, le nuage s’est percé aussi sûrement qu’un ballon de baudruche ;
je suis redescendue sur terre.[...]
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jeudi 6 septembre 2012
Babylone
Anti travail. J'aurai du creuser un peu, voir vos opinions, et peut
être vos solutions ... avant de causer. Mais ce soir j'ai la blase. Je
voit des gens comme vous qui tiennent bon, et, une fois n'est pas
coutume, j'ai des regrets.
J'ai jamais voulu travailler. Mon souci est de ne pas supporter la ville. Squat, volaille, came, tristesse, gris ... Je tenais pas là-bas.
J'ai jamais voulu travailler. Mon souci est de ne pas supporter la ville. Squat, volaille, came, tristesse, gris ... Je tenais pas là-bas.
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