Je suis un chômeur/travailleur précaire de 56 ans et je suis dans cette situation depuis une bonne dizaine d'années. Avec la distance que me donne mon âge qui est maintenant plus proche de la retraite que du début de ma vie professionnelle je peux affirmer que je n'ai rarement aimé le monde du travail. Je n'ai pas aimé les contraintes, les consignes contradictoires, la pression du "paraître" (= faire semblant). Celui qui se montre comme il est, qui dit ce qu'il pense, qui ne fait pas comme tout le monde est vite mis à l'écart.
mercredi 27 février 2013
mercredi 24 octobre 2012
Il est 2h25
Il
est 2h25 - Et je sais ce qui va se passer, dans cinq minutes.
Il
est 2h30 - Et le réveil sonne, Et mes tripes me disent « merde ». Je
l’éteins pour pas la réveiller, car je sais ce qui va se passer,
dans 5 minutes.
Il
est 2h42 - Je ne suis pas tout à fait medium… Mais je sens une
main me farfouiller et une voix qui me glisse, à
l’oreille « réveille toi Hank…l’Amérique n’attend
pas. »Elle sait que ça me fait sourire. Elle peut me voir
sourire dans la nuit. C’est sa manière a elle de souligner le
truc, la douleur, le ridicule du truc…. J’étais son Buckowski qui
allait au turbin… Comme dans ses nouvelles… Merde vous avez vu la
gueule de ce type… Il écrit comme il transpire, et je suis pas
saoul…
lundi 1 octobre 2012
Les limites à la joie d’apprendre
Quand j’ai commencé mes
études, j’étais jeune et un peu inconsciente. Du genre : je viens
d’avoir le bac, je peux tout réussir dans la vie. J’étais ivre d’une
image stéréotypée de l’étudiante, toujours heureuse, guillerette,
arpentant les couloirs d’une bibliothèque fantastique recélant des
trésors incroyables : après tout, ne me présentait-on pas cette période
comme “la meilleure de votre vie” ? Et encore parfois, ces profs qui
nous regardent, du haut de leurs rides, ne nous disent-ils pas encore :
“C’est encore pire après” — sympathique moyen d’attirer du public dans
leurs gêoles, vous me direz. Au début, je ne comprenais pas l’ironie
doucereuse. Et soudain, les problèmes familiaux ont troublé le petit
paradis, le nuage s’est percé aussi sûrement qu’un ballon de baudruche ;
je suis redescendue sur terre.[...]
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jeudi 6 septembre 2012
Babylone
Anti travail. J'aurai du creuser un peu, voir vos opinions, et peut
être vos solutions ... avant de causer. Mais ce soir j'ai la blase. Je
voit des gens comme vous qui tiennent bon, et, une fois n'est pas
coutume, j'ai des regrets.
J'ai jamais voulu travailler. Mon souci est de ne pas supporter la ville. Squat, volaille, came, tristesse, gris ... Je tenais pas là-bas.
J'ai jamais voulu travailler. Mon souci est de ne pas supporter la ville. Squat, volaille, came, tristesse, gris ... Je tenais pas là-bas.
jeudi 23 août 2012
Comment dire ?
Après
avoir travaillé pendant plus de 15 ans dans divers postes dans les
Ressources Humaines, dans des entreprises à tailles diverses (de
quelques milliers à près de 100 000), pour lesquelles je me suis occupé
de recrutement, de formation, de Développement des Compétences et même
de Développement des Ressources humaines, c'est-à-dire d'aider les
salariés à développer leurs connaissances, leur maîtrise de leur
travail, certes pour le plus grand bien de la rentabilité de
l'entreprise - mais bah, du moment que l'on développe
ses connaissances, ce n'est jamais perdu et l'entreprise est un milieu
tellement acculturant n'est-ce pas avec son verbiage anglicisant, ses
acronymes, tout ça tout ça - bref, pendant toutes années à tenter de
convaincre les décideurs (ceux qui paient) que l'on peut traiter SES (?)
salariés comme autrui, je me suis rendu compte que j'étais du côté
obscur de la force. Nulle complainte ici, je savais où j'étais, ce que
j'y faisais, gagnait très correctement ma vie et tentais d'agir comme un
virus en essayant de convaincre qu'en payant mieux, formant mieux et
considérant mieux autrui on allait pas forcément perdre de la
rentabilité (du fric) ou de la performance (des parts de marché, du
fric)... tout ceci n'a duré que le temps où le marché du travail était
en faveur des salariés.
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