samedi 29 septembre 2012

Ton quart de siècle

Pour ton papa l'Etat, entre 18 et 25 ans tu es un bébé, bébé-étudiant, bébé-Tanguy, encore chez les parents ou dans une cité U, un bébé qui tâtonne dans des études supérieures souvent décriées, décrétées inutiles d'emblée. Si ta famille est vraiment très pauvre, ton papa l’État te filera une bourse, sinon il estimera que la solidarité familiale permettra ta survie, il te renverra vers tes vrais papa-maman qui payeront pour toi. Si ta famille est juste au dessus de l'échelon, situation bâtarde de « pas assez pauvre pour être aidée mais pas assez riche pour t'aider », tu auras l'opportunité de rentrer dans la vie active avant tout le monde en décrochant un job étudiant à mi-temps, et à toi de jongler avec ces nouvelles variables du post-bac qui te tombent sur la gueule, toutes en même temps sinon c'est pas marrant. Les courses, le loyer, les factures, le lavomatic et les partiels, le stage peu ou pas payé et le mémoire à rédiger, et au milieu le timer du Macdo, l'inventaire abrutissant de la grande surface, la mobylette de Pizza X, les casiers du tri postal la nuit, la serpillère et le balai à chiottes, le costume de guignol pour distribuer les flyers, servir les autres au bar, le sourire obligatoire. 

jeudi 6 septembre 2012

Babylone

Anti travail. J'aurai du creuser un peu, voir vos opinions,  et peut être vos solutions ... avant de causer. Mais ce soir j'ai la blase. Je voit des gens comme vous qui tiennent bon, et, une fois n'est pas coutume, j'ai des regrets.

J'ai jamais voulu travailler.  Mon souci est de ne pas supporter la ville.  Squat, volaille, came, tristesse, gris ...  Je tenais pas là-bas.